Camille

120kg d'amour qui s'affirme en poésie et sculpture

Camille I

Tout’amour

sculpture en papier mâché, assise sur un socle en plâtre.

Série de 7 Camille > épuisée.

Camille II

Le bonheur torture

Sculpture en papier mâché, debout sur un socle en plâtre, éclairage par le haut.

Série de 7 Camille > épuisée.

Camille III

Le triomphe de la féminité

Sculpture en papier mâché, dansant sur un socle de lumière et spot frontal.

Socle en bois 25x25cm HT 100cm, éclairage. Sculpture détachable, hauteur variable. Série de 20 Camille > 18/20 disponibles.

Camille I, Tout’amour 

C’est dans le vent de la mer

Que j’entends les louanges

Des hommes de l’enfer,

Des paroles d’anges

Non, le vent de la mer

Ne  parle pas d’amour

L’amour n’est que misère

Mais il est toujours

 

Et voilà Camille

Qui me rejoint à la falaise

Elle est si belle Camille

De ses cent vingt kilos

Arrivée face au vent

Je sens sa bravoure

Arrivé face au vent

J’espérais à mon retour

 

Elle amidonne mon esprit

De paroles futiles

Qui me donnent la nausée

Et qui frustrent mon corps

Mon corps qui n’exulte

Que de désirs séniles

Brisés par le poids des années 

Que je ne supporterai encore

 

Voilà que les roches

Se font cri de douleur

Voilà que les roches

Croulent sous leur fardeau

La belle s’approche

Les lèvres en cul de poule

Tout de moi s’effiloche

Tout mon être s’écroule

 

Et ça me force à coucher

A m’adonner à cette basse besogne

Moi qui ai toujours rêvé

D’ébats sans vergogne

Et ça ose parler d’amour

Alors que ça ne peut pas

Et ça préfère agresser de son cul

Les pauvres gens tel que moi

 

C’est dans le vent de la mer

Que j’entends les louanges

Des hommes de l’enfer,

Des paroles d’anges

Non, le vent de la mer

Ne  parle pas d’amour

L’amour n’est que misère

Mais il est toujours

Camille II, Le bonheur torture

C’est dans le vent de la mer

Que je deviens un ange

A ne plus m’en faire

De tes pauvres louanges

Oui, le vent de la mer

Me donne à mon tour

Du bonheur à mon être

De la torture à tes jours

 

Me voici à danser

Aux abords de la falaise

Si belle dans mes formes

A l’image d’une plume légère

Je vole dans le vent

A sentir tout autour

Les courants me caressant

De l’espoir de l’amour

 

Je fais fi de ton esprit

Si futile dans tes paroles

Qui ne sont que nausées

Des frustrations de ton corps

Ton corps qui n’exprime

Que des mouvements pénibles

Boudiné par le poids des années

A ne plus supporter leur essor

 

Te voici sur une roche

A pousser tes cris de douleur

Voici que sur une roche

Tu croules d’oripeaux

D’un mouvement je me rapproche

Le sourire à  mes lèvres de poule

Triomphante farandole

Sur ton être qui s’écroule

 

Je ne force pas à coucher

A me tromper de basse besogne

Les rêves qui sont à partager

Sont des mots qui se fredonnent

Oser montrer son amour

C’est déjà se mettre à nu

Nul besoin de crier au cul

Aux ébats qui nous passionnent

 

C’est dans le vent de la mer

Que je deviens un ange

A ne plus m’en faire

De tes pauvres louanges

Oui, le vent de la mer

Me donne à mon tour

Du bonheur à mon être

De la torture à tes jours

Camille 1,2,3

Camille III, Le triomphe de la féminité

C’est dans le vent de la terre que je dépose ce qui me démange. Il est vrai que de tes frasques j’en ai que faire car je suis plus que ton ange. Les pieds bien reposés sur terre, un appui pour éclater d’humour à tes expressions de misère qui te jouèrent de mauvais tours.

Moi, Camille, ose affirmer que tu m’as joué de fadaises, d’inutiles pitreries sur mes formes. Ces quelques kilos de trop qui, parfois, sous le vent, dessinaient mon pourtour par des mouvements incessants, n’exprimaient que ma juste bravoure.

Tu penses même avoir de l’esprit alors que tes vannes rasent le sol, que ton verbe est aussi bas et que tes phrases n’ont pas de corps. 

D’ailleurs, parlons-en de ton corps! 

Il n’exprime plus aucune forme et ne saurait exciter les cils, même après sevrage, d’une affamée ! Elle n’aurait qu’une envie ; virer de bord !

Mes éclats de lumière te rendent moche. As-tu un malaise ? En tous cas d’étranges couleurs. Ho ! Garde ton poing dans la poche car tu ne sais plus le faire jaillir bien haut !  M’approchant de toi, je te pousse, joue, prends appuis pour te sentir. Mais tu coules entraîné par le poids de tes babioles. Alors, de ton air hautain ne reste rien. Alors, tu t’écroules.

C’est pourtant sur toi que j’aime me coucher. Même si par ma masse je te rends borgne, je rêve de partage et de baisers, de subtiles mots qui nous bidonnent. J’ose m’élancer à mon tour, m’éclater sur ton corps  nu, t’offrant mon cul, qui, à chaque choc, me fait rebondir et dire des mots que je te fredonnent.

C’est dans le vent de la terre que je dépose ce qui me démange. Il est vrai que de tes frasques j’en ai que faire car je suis plus que ton ange. Les pieds bien reposés sur terre, un appui pour éclater d’humour à tes expressions de misère qui te donnèrent de mauvais jours.

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